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Conjoncture du 20 au 24 Mai 2019

Veille Maraacid


Commerce mondial : le conflit Chine-États-Unis va freiner la croissance économique (OCDE)

La guerre commerciale entre Washington et Pékin va plomber la croissance économique en 2019 et 2020, d’après l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), qui vient de publier ses Perspectives économiques de printemps. Ainsi cette année, la hausse des échanges commerciaux de 2 % sera le rythme de progression le plus bas enregistré depuis dix ans en matière de commerce mondial. Résultat : « l'économie mondiale enregistrera une croissance de 3,2 % en 2019 et de 3, 4 % en 2020 », indique l’OCDE.

IDE : Quand l’AMDIE fait les yeux doux aux investisseurs du continent

Le Royaume veut, en effet, clairement se positionner parmi les pays champions de l’attractivité aux investissements étrangers intra-africains. Selon le rapport mondial 2017 sur l’investissement – publié traditionnellement le mois de juin de l’année qui suit par la CNUCED – les investissements étrangers en Afrique en provenance des pays du continent ont augmenté de 8% par rapport à 2016, pour s’établir à 12 milliards de dollars. Dans le détail, le nombre de projets développés en mode greenfield ont toutefois considérablement baissé, atteignant que 2 milliards de dollars en 2017, contre un peu plus de 8 milliard de dollars en 2016.

Guerre commerciale: le spectre d’un ralentissement de la croissance mondiale fait frémir les investisseurs

La guerre commerciale entre Washington et Pékin fait trembler les marchés financiers du monde entier. Les investisseurs se posent de plus en plus de questions, explique le journal français Les Échos dans un article publié le 23 mai sur son site internet. Il faut dire qu’au fur et à mesure que la situation évolue, l’inquiétude s’amplifie, et les opérateurs de marché commencent sérieusement à douter d'un dénouement rationnel et rapide du conflit qui oppose les Etats-Unis de Donald Trump à la Chine de Xi Jinping.

Boom des transferts d'argent en ligne vers le Maroc pendant le ramadan

Il y a près de 2,9 millions de marocains dans la diaspora et beaucoup d'entre eux envoient de l'argent à leur famille pendant le Ramadan afin de contribuer aux célébrations de l'Aïd-al-fitr. En 2018, WorldRemit a connu le plus fort volume de transferts d’argent vers le Maroc durant la semaine du 11 juin (semaine de l'Aïd-al-fitr). Le nombre de transferts d’argent effectués au cours de cette période a été supérieur d’environ 60% à la moyenne hebdomadaire de l'année, soulignant que le ramadan est une période importante pour les marocains de la diaspora qui en profite pour envoyer de l'argent chez eux afin de soutenir leurs proches et leurs communautés.

Les Bourses africaines déconnectées de la conjoncture

Les Bourses africaines réagissent tardivement aux chocs mondiaux. Cela s’explique par la faible intégration des économies et le caractère peu liquide et peu profond de ces marchés. Même, entre eux, les interactions sont limitées. L’African Securities Exchange Association, présidée par le Maroc, pilote actuellement un projet d’intégration de six places africaines (Casablanca, Lagos, Nairobi, Abidjan, île Maurice, Johannesburg)

Le Maroc fait de nouveau appel à l’importation de blé pour couvrir ses besoins

La sécheresse de printemps devrait freiner les perspectives de production de blé et de céréales pour 2019 au Maroc, selon les prévisions périodiques rendues publiques par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). La FAO dit s'attendre à ce que les importations de blé du Maroc passent de 3,3 millions de tonnes en 2018 à environ 4,7 millions en 2019, afin de «couvrir le déficit de la production nationale». Outre les prévisions relatives à la production et aux importations, la FAO a indiqué dans son rapport que la hausse des prix des produits alimentaires au Maroc reste faible.

Campagne sucrière 2018-2019 : Les prévisions de Cosumar se confirment

En équipant tous les agriculteurs sucriers d’une carte digitale, il est permis la gestion de l’opération depuis la prise en main des intrants, le déroulement de la campagne jusqu’à la livraison de la betterave pour la chaîne de production. Pour la campagne sucrière 2018-2019, Cosumar a élaboré un programme de 57.000 ha plantés pour la betterave et de 2.300 ha pour la canne.Aujourd’hui, le groupe est pratiquement à la moitié du traitement de production de la canne, soit 320.000 T et à 20% en ce qui concerne la betterave.

Les produits alimentaires plus chers en avril

L'indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’avril 2019, une hausse de 0,6% par rapport au mois précédent, indique le Haut-commissariat au plan. Cette variation est le résultat de la hausse de 1,4% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires, explique le HCP dans une note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) d’avril 2019.

Relance de l’habitat : Les pièces manquantes du puzzle selon les Istiqlaliens

Le diagnostic élaboré par l’AEI aboutit à la conclusion suivante : le secteur de l’habitat présente aujourd’hui des signes d’essoufflement de plus en plus manifestes. Et pourtant et malgré les déficiences, le secteur regorge d’un fort potentiel avec un déficit en logements estimé à plus de 400.000 unités. Et pour relancer le secteur de l’habitat, l’AEI propose en matière de foncier :

McKinsey & Compagny : « Maroc et Chine : Où en sommes-nous dans le partenariat ? »

Le rapport de McKinsey & Compagny, « Danse des Lions et des Dragons : comment l’Afrique et la Chine travaillent ensemble et comment va évoluer le partenariat ? » examine la présence chinoise en Afrique, avec notamment la création de initiative Nouvelle Route de la Soie, ainsi que l’évolution des relations commerciales entre la Chine et le Royaume. Dans un éditorial intitulé « Maroc et Chine : où en sommes-nous dans le partenariat ? », les journalistes François Jurd de Girancourt et Irene Yuan Sun se basent sur ladite étude pour faire le point sur les relation sino-marocaines.

BM : Un fort appui à l’employabilité des jeunes

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) vient d’approuver un don de 55 millions de dollars, en appui à des programmes d’amélioration de l’employabilité des jeunes dans la région de Marrakech-Safi. Ce projet finance une approche innovante qui conjugue formation pour des jeunes peu qualifiés, soutien aux entrepreneurs en herbe et investissements dans les entreprises locales opérant dans des chaînes de valeur prometteuses.

Déséquilibre commercial entre le Maroc et la Chine : L’agriculture sauvera la mise

L’agriculture pourrait être un autre moyen de réduire le déséquilibre commercial entre le Maroc et la Chine. Une conclusion tirée par Mckinsey & Compagny dans son rapport «Danse des Lions et des Dragons : comment l’Afrique et la Chine travaillent ensemble et comment va évoluer le partenariat ?». Cette recommandation découle du fait que l’engagement économique de la Chine au Maroc reste modeste par rapport à l’engagement de la Chine sur le reste du continent africain. L’heure étant de faire participer le gouvernement et les investisseurs chinois à plusieurs services et secteurs vitaux à l’économie nationale. L’agriculture fait partie de ces segments sur lesquels les deux pays devraient miser davantage.

Conjoncture économique : L’activité sectorielle sur un bon trend

Une appréciation positive formulée par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) quant à la dynamique économique du Maroc. La dernière note de conjoncture de ce département relevant du ministère de l’économie et des finances met en exergue une évolution sectorielle positive au titre de ces premiers mois de l’année 2019. Il ressort que plusieurs secteurs d’activité ont enregistré sur cette période des résultats favorables créant ainsi une émulation conjoncturelle prometteuse.

Le gouvernement impuissant face au lobby des distributeurs pétroliers

Dans son dernier rapport «Energy policies beyond IEA countries: Morocco 2019», rendu public le 7 mai 2019, l'Agence internationale aborde, entre autres, la fermeture de la Samir, seule raffinerie du Royaume avec une importante capacité de stockage, et tire la sonnette d'alarme sur «la sécurité énergétique» du Maroc face à la chaîne d'approvisionnement mondiale. Selon l'AIE, fondée à l'OCDE en 1974 et basée à Paris, les mesures incitatives introduites par le gouvernement sur les plans matériel et fiscal n'ont pas réussi à persuader les professionnels du secteur des carburants à respecter leurs engagements quant à la garantie d'un stock de réserve, exposant par conséquent le pays aux risques liés à la fluctuation du marché extérieur.

Ils sont entrepreneurs de la région Mena et ils ont réussi

Qu’ils soient des entrepreneurs tunisiens, syriens, libanais, palestiniens, marocains, algériens, égyptiens, jordaniens, libyens. Ils viennent tous de la région MENA. Et ils n’ont qu’une seule ambition : aller de l’avant et progresser. Construire l’avenir de l’entrepreneuriat dans le voisinage sud. Tel est le thème de la conférence organisée par l’UE Med Means Business les 21 et 22 mai à Bruxelles.

Énergie : Forte hausse de la production électrique à fin Mars 2019

Le secteur de l'énergie électrique a enregistré, au cours du premier trimestre 2019, une augmentation de sa production nationale de 27,9%, après +7,1% un an auparavant, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Cette hausse s'explique, essentiellement, par la consolidation de la production privée de 49,7%, atténuée par le retrait de la production de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) de 18,2%, précise la DEPF dans sa note de conjoncture de mai 2019.

Produits alimentaires : les prix remontent dans le monde

Les prix mondiaux des produits alimentaires sont remontés en avril pour atteindre leur plus haut niveau en un an, avec notamment une forte hausse du côté des prix de la viande et des produits laitiers. L’Indice FAO des prix des produits alimentaires, un indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet de suivre l’évolution mensuelle des principaux groupes de produits alimentaires, affichait une moyenne de 170 points en avril, soit en hausse de 1,5% depuis mars mais toujours en baisse de 2,3% par rapport à son niveau de l’an dernier.

Arboriculture fruitière : la filière se développe en amont, mais reste fragilisée par le manque de valorisation

Quelque 10,2 milliards de DH d’investissements dont 3,6 milliards de fonds publics. C’est la somme dédiée à l’arboriculture fruitière sur la période 2011-2020 dans le cadre d’un contrat programme, mis en place par le Plan Maroc Vert (PMV). Un effort d’investissement – public et privé – témoignant de l’importance de cette filière, qui rassemble des arbres très variés de rosacées fruitières, comme le pommier, l’amandier, l’abricotier.

La croissance économique soutenue au cours des quatre dernières années

Passant de 2,3% en 2013 à environ 4,2% en 2017, la croissance du PIB a constamment augmenté depuis 2013 et devrait s’établir à 5% en 2018. Le secteur tertiaire est le principal levier de croissance depuis 2015, en particulier les services, estimés 5,4% en 2018. Dans ce secteur, le commerce a été dynamique avec une progression de 4,1% en 2017 qui devrait se poursuivre en 2018 pour atteindre 4,5%.

Croissance mondiale: Deux nouvelles études confirment le ralentissement pour cette année

La croissance mondiale s’affaiblirait cette année selon deux nouveaux rapports publiés par l’OCDE et l’ONU. Sur fond de persistance des tensions commerciales, d’importantes vulnérabilités financières et de grandes incertitudes des politiques internationales, la progression des échanges devrait marquer le pas, tout comme l’investissement des entreprises.

Essoufflement de la croissance mondiale : l’ONU tire la sonnette d’alarme

« Situation et perspectives de l'économie mondiale à la mi-2019 » est le nouveau rapport de l'Organisation des Nations Unies publié aujourd'hui à New York. Il en découle que « la croissance économique mondiale accuse un ralentissement général, sur fond de tensions commerciales persistantes, de fortes incertitudes, au niveau international, quant à l'orientation des politiques et de détérioration de la confiance des entreprises ». Des conclusions regrettables, alerte l'ONU, et qui compromettent l'action menée pour mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030, visant à éliminer la pauvreté et à promouvoir la prospérité et le bien-être social tout en préservant l'environnement, et fixe à ces fins des objectifs universels.

L’indice des prix à la consommation (IPC) du mois d'Avril 2019

L’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois d’avril 2019, une hausse de 0,6% par rapport au mois précédent. Cette variation est le résultat de la hausse de 1,4% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Les hausses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2019 concernent principalement les « légumes » avec 4,9%, les «fruits» avec 4,8%, les « poissons et fruits de mer » avec 2,2% et les « viandes » avec 1,8%. En revanche, les prix ont diminué de 0,6% pour les « huiles et graisses » et de 0,3% pour le « Café, thé et cacao». Pour les produits non alimentaires, la variation a concerné principalement la hausse des prix des « carburants » avec 2,6%.

Note de conjoncture de la DEPF n°267 (Mai 2019)

La conjoncture économique nationale poursuit son évolution positive comme en attestent les résultats favorables enregistrés au niveau de plusieurs secteurs d’activité. Les activités secondaires confirment leur redressement, notamment, au niveau du secteur énergétique et du secteur industriel, en plus de la réalisation d’une campagne céréalière moyenne. Le secteur industriel a poursuivi son dynamisme, bénéficiant du maintien de la demande extérieure adressée au Maroc, particulièrement, au niveau des activités de l’OCP, de l’industrie alimentaire et des nouveaux métiers mondiaux du Maroc.

Immobilier: la baisse des prix et des volumes se confirme

Les derniers chiffres de Bank Al-Maghrib font état d’une baisse de l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) de l’ordre de 0,7% et d’une diminution de 12,7% du volume des transactions, au premier trimestre 2019. Par ville, la plus forte baisse des prix a été enregistrée à Rabat (-3,3%), avec des baisses de 2,4% pour le résidentiel et de 11,9% pour les terrains. Les transactions ont également diminué de 11,9%, toujours dans la capitale, recouvrant des replis des ventes de 14,8% pour le résidentiel et de 22,5% pour les terrains ainsi qu’une hausse de 28,6% pour les biens à usage professionnel.

L'OCDE appelle à dépasser les conflits commerciaux pour redynamiser la croissance

L'OCDE a appelé mardi les Etats à éviter "d'urgence" une guerre commerciale, sur fond de passes d'armes entre Chine et Etats-Unis, et à unir leurs efforts pour redynamiser l'économie mondiale, qui devrait croître de 3,2% cette année, une prévision revue à la baisse par l'institution basée à Paris. "Les gouvernements doivent agir d'urgence pour redynamiser une croissance dont tout le monde bénéficierait", a indiqué l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE) dans ses prévisions publiées à l'occasion de sa réunion annuelle à Paris mercredi et jeudi.

L'Espagne s'impose en tant que 1er partenaire du Maroc en 2018

Les entreprises et investisseurs espagnols privilégient le Maroc pour le développement de leurs affaires. Les investisseurs espagnols sont séduits par les compétences de la main d’œuvre du Maroc, mais aussi par le climat propice au développement de leurs activités. Concernant l’activité touristique, le média indique que de grands noms espagnols du secteur hôteliers ont décidé de s’implémenter et de développer leur activité au sein du Maroc, du fait de la proximité entre les deux pays, ainsi que le melting-pot culturel qui lie les deux royaumes.

L'industrie, levier de la création d'emplois et de l’insertion professionnelle: 405.496 nouveaux emplois créés entre 2014 et 2018

La vision perspicace et volontariste tracée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, pour l’industrie nationale a permis de la positionner en pourvoyeur d’emplois majeur et en vecteur de croissance et de développement, au service du citoyen. La dynamique de création d’emplois s’intensifie, en effet, depuis le lancement, en 2014, du Plan d’Accélération Industrielle (2014-2020). Le secteur a créé 405.496 nouveaux emplois entre 2014 et 2018 et réalise ainsi près de 81% de l’objectif fixé par la stratégie industrielle.

Agrumes et fruits rouge : L'Andalousie veut contrer la concurrence du Maroc

L'Andalousie va subventionner les filières d’agrumes et de fruits rouges en finançant à hauteur de 50% les campagnes de communication des professionnels de ces secteurs. La ministre régionale de l’Agriculture a promis des aides financières directes aux filières andalouses d’agrumes et de fruits rouges afin de faire face à l’arrivée de la production marocaine sur les marchés européens, rapporte leseco.ma.

La baisse des taux des crédits sans impact sur la dynamique économique

Selon la dernière enquête de Bank Al-Maghrib, le taux débiteur moyen appliqué par les banques s’établit à 4,89% au premier trimestre 2019, en baisse de 17 points de base par rapport à un trimestre auparavant. En fait, la tendance baissière se poursuit depuis 2016, un an après la dernière baisse du taux directeur à 2,25%.

Prix des légumes: Au marché de gros de Casa, grand décalage avec le terrain

Le Ramadan est toujours accompagné d'une flambée des prix des fruits et légumes. Une hausse qui ne s’explique ni par la rareté des produits ni par le renchérissement des prix dans les marchés de gros. L’augmentation des tarifs ne peut d’emblée s’expliquer que par la spéculation, le nombre élevé d’intermédiaires dans la chaîne de distribution et le tissu informel. L'impact de ces facteurs s'est sans doute amplifié par la nette augmentation de la consommation des ménages, au cours de ce mois sacré.

Curieuse accélération des créations d’entreprises

Au Maroc, cette logique est mise à mal : alors que la croissance a été faible en 2018 et qu'elle s'annonce molle en 2019, les créations d’entreprises sont en forte hausse : à 28.273 entités au premier trimestre 2019, en hausse de 13,6% par rapport à la même période en 2018, selon l’OMPIC. La tendance se poursuit car sur toute l'année 2018, les créations d'entreprises avaient augmenté de 20%, soit le taux de progression le plus élevé en dix ans.

Equilibres macro-économiques en 2019 : L’agriculture toujours déterminante

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de revoir à la baisse ses projections de croissance pour l’économie nationale. Et pour cause, l’absence de pluie et les chaleurs élevées pour la saison enregistrées durant le premier trimestre, associées au retournement d’autres facteurs conjoncturels ont décidé autrement et ont frustré toutes les prévisions, même les plus prudentes, précise le Centre.

Acte I, la croissance économique

Tout discours vaut par ce qu'il dit et autant par ce qu'il ne dit pas. Celui prononcé par Saâdeddine El Othmani le lundi 13 mai au Parlement à l'occasion du mi-mandat de son gouvernement a fait couler beaucoup d'encre, car justement il était truffé de non-dits. Au final, nombreux sont ceux qui l’ont tancé, d'autres l’ont analysé, tandis que certains en ont chanté les louanges, sans que personne ne s'avise de commenter ce qui manquait à cet exposé. En quatre séries d'articles, L'Opinion décrypte les non-dits d'un bilan pour le moins mitigé en commençant par la croissance économique, véritable indicateur de la performance de tout Exécutif qui se respecte.

La Berd prévoit une croissance de 5,1% dans les pays du Sud et de l'Est de la Méditerranée en 2020

"L'activité économique devrait bénéficier de la mise en œuvre de réformes économiques et de la modernisation de l'environnement des entreprises afin de promouvoir les investissements nationaux et étrangers. Une plus grande certitude aux niveaux national et politique devrait également soutenir la croissance, qui restera néanmoins inférieure aux niveaux d'avant 2011", indique la Berd. Dans un rapport, elle envisage une croissance de 4,6% en 2019 et de 5,1% en 2020, contre 4,4% en 2018 dans les cinq pays PSEM que sont l'Egypte, la Jordanie, le Liban, le Maroc et la Tunisie.

Ramadan : Engouement par-ci, montée des prix par-là

Une hausse de la consommation est constatée particulièrement pour les produits alimentaires. Le budget alloué aux dépenses alimentaires augmente de 37,1% pendant le Ramadan en comparaison avec les autres mois de l’année, comme il en est ressorti de l’enquête sur la consommation des ménages réalisée par le HCP en 2014.En réponse à une question centrale à la Chambre des conseillers sur « le contrôle des prix pendant le mois de Ramadan », le ministre délégué chargé des Affaires générales et de la gouvernance, Lahcen Daoudi, a souligné que les autorités compétentes ont effectué au cours des deux premiers jours de ce mois sacré 1.800 visites pour contrôler les prix dans les différentes régions du Maroc.

Lancement des OPCI : Comment bien se préparer ?

Cela fera bientôt 3 ans que la loi 70-14 relative aux OPCI a été promulguée et que les opérateurs se préparent au lancement de ce nouveau véhicule d’investissement. A. K. : Avec la publication de la circulaire 02/2018 relative aux sociétés de gestion d’OPCI, les opérateurs commencent à préparer leurs dossiers d’agrément – pour la société de gestion et pour l’OPCI – à déposer auprès de l’AMMC avant le démarrage de leurs activités. • Les opérateurs doivent capitaliser sur les actifs immobiliers de leur groupe en logeant leurs immobilisations dans les véhicules OPCI transparents.

Plaidoyer pour la réduction des délais de paiement

La réduction des délais de paiement des entreprises pour l'amélioration du climat des affaires a été érigée en priorité nationale, a indiqué, mercredi à Guelmim, le wali directeur général des collectivités locales, Khalid Safir. S’exprimant lors d’une rencontre régionale sur ''Les solutions pour l’amélioration des délais de paiement de l'Etat et des collectivités territoriales", il a relevé que le retard de paiement constitue une menace au climat des affaires et aux équilibres financiers des entreprises.

Offshoring: 1 milliard de DH investis en trois ans

Bilan encourageant pour l'offshoring au Maroc. Le secteur a pu atteindre le cap des 10 milliards de DH de chiffre d'affaires à l'export en 2018. Pour rappel, le plan d'accélération industrielle (PAI) 2014-2020 a fixé un objectif de 18 milliards additionnels sur la période 2014-2020. En termes de création d'emploi, 69.900 postes directs ont vu le jour entre 2014 et 2018. Via les contrats de performance, le secteur a généré plus de 51.000 emplois, se plaçant ainsi au deuxième rang des secteurs créateurs d'emplois.

Les recettes douanières franchissent la barre des 100 MMDH en 2018

Les recettes douanières ont réalisé, en 2018, une progression de 6,4% par rapport à l'exercice précédent pour franchir le cap des 100 milliards de dirhams (MMDH), selon l'Administration des douanes et impôts indirects (ADII). Cette performance est due principalement à une évolution remarquable des importations, indique l'ADII dans son rapport d'activité de 2018, faisant également savoir que les recettes douanières budgétaires ont enregistré la même progression pour s'établir à 94,5 MMDH.

Défense commerciale : les importateurs très remontés contre le principe de similarité

Que ce soit dans le cadre de mesures de sauvegarde, d’antidumping et d’antisubvention, les interventions de l’Etat pour protéger l’industrie nationale ne font pas que des heureux, en particulier chez les importateurs transformateurs de produits usinés. Papier en bobine et en rame, céramique, PVC, fil d’acier et acier laminé à chaud, textile … Quasiment toutes les filières industrielles ont été concernées, à un moment ou un autre, par une mesure de défense commerciale. Mais les décisions qui continuent de susciter ire et inquiétude sont celle basées sur le principe de similarité entre les biens importés et ceux produits localement.
Conjoncture du 20 au 24 Mai 2019


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